Vélo Boulot Dodo

Quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins … à bicyclette … 🎶

Alors qu’en 2016, Bordeaux statuait en 3e position dans le classement des villes les plus embouteillées de France (avec une moyenne de 29,5 heures passées dans les bouchons par an et par habitant), elle se retrouve aujourd’hui à la même place dans le classement des meilleures villes cyclables de France. Vous me direz : « c’est complètement paradoxal ».  Je vous réponds : « Justement, non ! ».

En effet, sur l’année 2017, la métropole a vu les déplacements à vélo progresser de 12%, un chiffre record jusqu’ici ! Il faut dire qu’on est plutôt bien lotis à Bordeaux : les voies sont (plus ou moins) plates  et pas moins de 174 bornes v3 ont vu le jour avec quelques 1800 vélos à disposition.  Reste encore à faire un effort sportif, et ça, c’est le plus dur !

Sachez que pour comptabiliser tous les cyclistes de la Métropole, 24 capteurs ont été installés sur les voies cyclables les plus empruntées (on vous voit !).  Le cours de Verdun bat tous les records en la matière, avec 2625 cyclistes par jour, dans les deux sens. Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas de radars de vitesse… Vous pouvez continuer à vous entrainer pour le Tour de France !

L’expérimentation du Pont de Pierre, un pari réussi

Si l’expérimentation de la fermeture du Pont de Pierre aux automobilistes a résonné comme un bouleversement décisif dans la mobilité des bordelais depuis le mois d’août, on ne saura que fin janvier si elle est définitive ou non. Et en même temps, je ne sais pas vous, mais moi j’ai du mal à envisager un retour des voitures sur ce pont ! En attendant, les résultats sont plus que positifs et cela aura permis une augmentation considérable des traversées de cyclistes sur cette voie –  9 000 cyclistes par jour contre 7 000 auparavant ; et une nette amélioration de la qualité de l’air.

La contrainte, levier pour faire évoluer la mobilité urbaine ?

 Se pose alors la question de l’efficacité des moyens mis en œuvre pour lutter à la fois contre la congestion automobile sur les artères principales de la métropole et contre la pollution générée par les transports. Si de façon générale, on s’accordera tous pour une politique incitative (programme de fidélité pour les transports, subventions pour l’achat d’un vélo électrique, infrastructures, stationnement privilégié pour les covoitureurs …), on s’aperçoit malheureusement que les résultats progressent plus vite sous la contrainte et avec des politiques plutôt restrictives (comme avec l’expérimentation du Pont de Pierre par exemple ou l’alternance à Paris). Alors jusqu’où pourrait aller le gouvernement ? Je vous laisse méditer sur ce sujet…

On notera quand même que les Bordelais ont toujours eu une appétence pour les modes de transports dits « doux », car sensibilisés aux sujets environnementaux. Cela peut laisser espérer qu’une politique incitative sera efficace…  Déjà entre, 2014 et 2016, la part des déplacements à vélo augmentait doucement ; tout comme celle des transports en commun.

Renouvellement du « Plan Vélo » pour Bordeaux !

Loin d’être réfractaires à l’utilisation du vélo sur leurs trajets, les habitants de la métropole hors Bordeaux centre ne bénéficient pas d’autant de moyens pour effectuer leurs déplacements : une fois passés les boulevards et les barrières, on trouve peu ou pas de pistes cyclables, les voies sont parfois dangereuses, et la répartition des bornes v3 très hétérogène.

C’est pourquoi, depuis 2016, Bordeaux Métropole a pris la décision de renouveler son « Plan vélo » avec un objectif de 15% de déplacements en vélo d’ici 2020. AM-BI-TION ! Les axes de d’évolution principaux sont la création d’une trentaine de bornes V3 supplémentaires et la mise à niveau des existantes, la création de nouvelles pistes cyclables plus sécurisées (pour éviter les discontinuités cyclables inter-communes) et enfin l’incitation à l’utilisation de vélo électriques via des subventions, ou en location dès 25 euros par mois. Et tout le monde pourra chanter sur son vélo en allant au travail !

Parallèlement, la part des déplacements en voiture a, quant à elle, diminué en dessous de 50% pour atteindre 49,6%. Parce que voiture = liberté. Parce que voiture = indépendance. Liberté et indépendance, d’être tout seul coincé dans les bouchons 2h par jour, génial. Si les déplacements en voiture restent toujours majoritaires à Bordeaux (devant les transports en commun qui représentent presque 12%), alors reste encore à la ville et aux acteurs de la mobilité le défi d’irradier l’autosolisme par le biais du covoiturage, notamment sur les trajets domicile-travail. Et pour cela, il y a Boogi 😀

Sources : Sud Ouest – France bleu – 20 Minutes – La Tribune

 

 

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